Etat de droit et urbanisme

Le respect du droit de l'urbanisme est assuré par une pluralité de
mécanismes, principalement le contrôle préfectoral de la légalité des
actes des collectivités locales, le contentieux administratif et la répression
pénale des infractions, également l'intervention du médiateur de la
République et le contentieux civil. À la demande du Centre d'études et
de prospective du ministère de l'Intérieur, de la Sécurité intérieure et
des Libertés locales et du GIP Mission de recherche Droit et Justice, le
GRIDAUH a mis en oeuvre un programme de recherches «État de droit
urbanisme», en confiant un travail d'investigation, dans des sites géographiques
représentatifs, à des équipes membres de son réseau -
des universités de Limoges, Lyon 2, Nantes, Nice Sophia-Antipolis,
Orléans et Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines - et au Centre d'étude,
de technique et d'évaluation législatives de l'université de Genève.
Le présent ouvrage rend compte des résultats de la recherche et des
points de vue qu'elle a suscités de la part d'élus, de responsables de
l'administration, de membres de juridictions et d'universitaires, réunis
pour une journée d'études, le 21 septembre 2003. Il met également ces
résultats en perspective avec les solutions retenues dans des pays voisins,
la Suisse - au travers d'une enquête transfrontalière intéressant
les deux rives du lac Léman -, l'Italie et l'Angleterre. Il apparaît finalement
que le système de contrôle, porté à assurer le rétablissement de
la légalité plutôt qu'à sanctionner l'auteur du manquement au droit, se
prête à une évaluation nuancée ; des améliorations pourraient être très
utilement apportées qui résulteraient moins de réformes du cadre institutionnel
que d'une franche détermination, des pouvoirs publics et de
la société civile, pour faire en sorte que l'État de droit soit pleinement
assuré en matière d'urbanisme.