Nuages mouvants : chronique sur la réalisation du film de Hou Hsiao-Hsien, The assassin

«Le simple rapprochement des deux premiers écrits - bref
récit du IX<sup>e</sup> siècle d'un côté, et de l'autre scénario rédigé au
XXI<sup>e</sup> siècle avec la connaissance du gigantesque corpus de
romans et de films de wuxia (histoires de "chevalerie" et
d'arts martiaux) - est exemplaire de ce que peut signifier
la réinvention en vue d'un art très actuel, le cinéma, d'un
noyau narratif vieux de plus de mille ans. [...]
«Petit à petit [dans Nuages mouvants ] se dessine de la part
du cinéaste une stratégie de la mise en scène qui est aussi une
philosophie de l'existence, stratégie et philosophie fondées
sur une négociation permanente entre l'état de la réalité, l'affirmation
d'une singularité personnelle et l'exigence d'une
constante remise en question.»
(Extraits de la préface de Jean-Michel Frodon)