La dernière marche des dieux : de l'Atlantide à Abydos

Il y a plus de 10.000 ans, la grande citerne atlante, Bu-Henem, est détruite lors
du Grand Cataclysme signalé par Platon dans son Critias. Le dieu Thot
évoque l'existence de ce sanctuaire sacré et retrace ainsi l'histoire de
l'Atlantide dans une longue composition gravée sur les murs du temple d'Edfu
en Haute-Égypte. L'archéologue français Auguste Mariette désensabla cet
édifice à partir de 1860.
Pour les Égyptiens de l'antiquité, la seule façon de conserver en mémoire leur
véritable passé fut de le consigner par écrit d'une façon cryptée. Ainsi, ces
textes, incompréhensibles au commun des mortels, purent défier le temps et
échapper à la destruction des profanateurs pour parvenir jusqu'à nous.
Notre conception du culte ne peut envisager la pratique de croyances millénaires
accompagnées d'une telle dévotion. Nos convictions et nos idéaux sont
régulièrement remis en question par manque d'informations solides sur notre
passé. Cette situation inconfortable permet l'ensemencement des religions et
des dogmes qui parsèment la planète depuis des temps lointains.
Dans les textes de Thot traduits par Anton Parks, les forces du mal détruisirent
plusieurs fois le monde des anciens dieux par l'acte guerrier. Les luttes
armées entrainent la destruction de la culture et de la mémoire, ainsi que toute
trace de civilisation.