La mort blanche

Le roman policier a ses lois que celui-ci observe
naturellement. Mais il possède un pouvoir
supplémentaire. Un charme, une sorte d'incantation
qui lui a valu son Grand Prix et d'être plusieurs
fois traduit.
Est-ce la constante présence d'une contrée souvent
battue par pluies et vents, où la mer rebondit avec fracas
sur des rocs aigus et où la nuit s'éclaire d'un tournoiement
de phares ? Les Bretons ne peuvent qu'avoir
l'âme forte. Il le faut pour affronter des phénomènes
étranges, incompréhensibles, comme la répétition de
sacrifices sanglants sur la table d'un dolmen.
L'obstination de l'inspecteur Derville et de sa soeur
Catherine les amène à la conclusion que la théorie de
la mort blanche, étayée par l'histoire et la science, est
si troublante que le lecteur se demande si lui-même ne
pourrait pas devenir un jour la cible de ce que l'auteur
nomme la bioactivité.