Populations néolithiques et environnements : séminaire du Collège de France

L'homme transforme son environnement depuis plus de dix mille ans. En
faisant le choix de l'agriculture, de l'élevage, ensuite de la métallurgie,
plus tard de la production industrielle, il est devenu le facteur essentiel de
la transformation des écosystèmes. Mais quel a été, au Néolithique, le
poids réel de son action sur les milieux naturels ? Cet ouvrage tente de
répondre à cette interrogation à partir de plusieurs angles d'analyse.
L'impact humain quantitatif d'abord. Que sait-on de la démographie néolithique,
de ses pulsions natalistes et de ses rétractions imputables aux
maladies ? Comment s'opérèrent diffusion des agriculteurs et transferts
génétiques ? Ensuite les raisons mêmes du changement. Quels motifs
poussèrent l'homme à se transformer en agent déstabilisateur ? Sa culture
? Une nouvelle relation à l'économie ? Enfin, quelle a été dans
l'émergence et le déroulement du Néolithique la part du «naturel», longtemps
minorée et aujourd'hui réévaluée : activité solaire, évolution climatique,
effets sur les eaux marines et continentales, notions de stabilité
ou d'érosion des milieux, transformations de la végétation, autant d'impacts
sur le comportement des premières communautés paysannes.
Alors, en dernier ressort, l'homme du Néolithique, coupable ou victime ?