Parole, pensée, violence dans l'Etat : une démarche de recherche

Parole, pensée, violence dans l'Etat : une démarche de recherche

Parole, pensée, violence dans l'Etat : une démarche de recherche
Éditeur: L'Harmattan
2004672 pagesISBN 9782747571197
Format: BrochéLangue : Français

Les travailleurs du service public - policiers, assistants sociaux, infirmiers, médecins,

psychologues, gardiens de prison, collaborateurs du chômage, personnel du guichet,

responsables des ressources humaines, etc-, contrôlent, «servent» les chômeurs, les

étrangers qui sont parmi ceux qui paient le lourd tribut de la mondialisation.

Ces travailleurs sont amenés à mettre en oeuvre la violence du marché et d'Etat

sécuritaire (sanctions aux chômeurs, coupures d'assistance, expulsions forcées,

réduction drastiques des soins de santé, disparition des droits fondamentaux, etc.), tout

en constatant les attaques du service public, la transformation de leur travail de

«service» en travail de répression, de gestion (marché), la précarisation de leur propre

statut.

Comment vivent-ils les dilemmes dans leur travail ? La dialectique des positions -

soumission, résistance, adhésion - permet de penser les contradictions du travail. De

récupérer une autonomie individuelle et collective.

Les chercheurs se sont intéressés au lien existant entre la mondialisation actuelle, le

devoir de fidélité à l'Etat de travailleurs du service public et la place de la pensée, de la

parole, de l'espace public dans le travail. Qu'est-ce qui favorise la puissance d'agir ?

Qu'est-ce qui encourage l'impuissance, détruit l'agir humain ? L'attaque insidieuse du

pouvoir de penser par le total-libéralisme, montre que sa sauvegarde est un outil

puissant de résistance. De survie individuelle et collective.

Les trois volumes présentés ici font état d'une démarche de recherche qui a donné la

parole à des travailleurs du service public (vol. II), repensé une méthode, une démarche de

recherche (vol. I) en intégrant l'exigence de la parole et de la pensée dans la recherche elle-même,

tout en apportant des analyses et des concepts-clés (vol. III).

Le volume I présente la méthode, la démarche, les constats et l'enjeu : inventer

aujourd'hui après les entretiens un espace public de réflexion, une sorte d'Université

libre de Berlin des années 1920. Des analyses de discours de dispositifs et d'outils de

travail de l'Etat en Suisse et dans l'Union européenne, une analyse économique des

politiques d'immigration, du droit d'asile, du chômage à Genève auxquelles sont

soumis à la fois les usagers (chômeurs, étrangers) et les travailleurs du service public

eux-mêmes sont également présentées.

Un texte d'analyse philosophique (M.C. Caloz-Tschopp), économique (G. Antille

Gaillard, D. Golaz, J. Mathey), juridique (Ch. Tafelmacher) et trois textes de conclusion

apportent des références sur les enjeux anthropologiques de la mondialisation

(B. Ogilvie), la création de la démocratie et de l'asile (M.-Cl. Caloz-Tschopp), et les

approches interculturelles en termes d'acquis et de controverse (P. Dasen). La préface

d'André Tosel explique le choix et les enjeux de l'agir. La postface de Ruth Gaby

Vermot Mengold, parlementaire suisse spécialiste des questions européennes

d'immigration et du droit d'asile, amène des éléments sur le cadre politique actuel.

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