Corona monastica : moines bretons de Landévennec : histoire et mémoire celtiques : mélanges offerts au père Marc Simon

Le croisement des démarches spécifiques à l'hagiographie, l'histoire, l'archéologie,
la philologie, la linguistique, concourt à mettre en relief le rôle joué à travers
les siècles par le monachisme (dont Landévennec réprésente l'un des foyers éminents
en Bretagne) dans les échanges culturels et les relations sociales depuis le haut
Moyen Âge jusqu'à nos jours.
Le christianisme est «une religion d'historien»... L'affirmation, empruntée à Marc
Bloch, confère sa cohérence à cette «Couronne monastique». La portée des sources
hagiographiques de la Bretagne ne peut se saisir que dans le contexte d'une production
à l'échelle de la Chrétienté médiévale qui permet des rapprochements significatifs. Elle
doit être replacée dans un réseau d'échanges dont on peut entrevoir ici l'extension. On
perçoit ainsi l'une des fonctions essentielles de cette littérature destinée à alimenter les
offices et la liturgie que rythment la Règle et le son des cloches.
Les communications qui s'attachent à faire «entendre» le parfum de la langue, au
carrefour de l'oral et de l'écrit, mettent l'accent sur les apports de la linguistique, de
l'onomastique ou de la sémantique à notre perception de la culture médiévale. Une série
d'études projette un éclairage renouvelé sur l'histoire religieuse de la Bretagne et des
pays celtiques sur la longue durée, depuis les origines, durant le haut Moyen Âge, jusqu'au
siècle qui vient de s'achever.
Plus d'une trentaine d'intervenants aux journées d'études du CIRDoMoC (Centre
International de Recherche et de Documentation sur le Monachisme Celtique) accueillis
chaque année depuis 1987 par l'abbaye de Landévennec ont tenu à présenter au père
Marc Simon, en gage de gratitude à l'occasion de son quatre-vingtième anniversaire, de
nouvelles contributions qui reflètent la diversité des perspectives envisagées lors de ces
sessions.