La reine des éléphants

Saviez-vous qu'aux environs des belles
années 1900, on pouvait déguster à la terrasse
des cafés de Bénarès (Inde) «une
rafraîchissante boisson», faite entre autres de
«tisane de champagne, de glace pilée, de
fraises et de suc d'ananas» ? Que, dans les
forêts de l'Assam, les troncs des «baobabs»
pouvaient atteindre trente mètres de circonférence,
et les cyprès, «cachant leur tête chevelue
dans les derniers nuages», plus de deux
cents mètres de hauteur ?
Au coeur de Paris, dans son
appartement des Batignolles,
Gustave Le Rouge rêve et travaille
à l'émerveillement de
ses lecteurs, en leur fabriquant
une Inde de féerie et
de poésie, où les rizières s'étendent «comme
des plaques d'or», où «l'air est parfumé et
comme substantiel» et où les éléphants en
remontrent aux humains. Les héros sont un éléphant
et sa jeune maîtresse, fille d'un officier
anglais. Bons et méchants s'affrontent et rien
ne manque : poignards, poisons et félons, d'un
côté, flegme, bravoure et amour de l'autre...