Terre habitée

Terre habitée réplique à un premier ouvrage Terre sans ombre qui décrivait les difficultés et les espoirs de jeunes venus créer un village collectif dans le désert. Ce livre signifie beaucoup de rêves réalisés - des arbres plus hauts que les maisons, un lieu où il fait bon vivre - mais aussi la détresse, le deuil - la perte d'un fils.
Terre Habitée se présente comme une "anatomie du deuil". C'est un compte rendu minutieux, en même temps rêveur - lyrique - de ce qu'on pourrait apprendre sur autrui et sur soi-même si les murs des maisons étaient transparents et leurs habitants tout à fait accessibles à l'analyse. La mémoire collective, souvent invoquée, constitue elle-même une barrière. La mère et le père - les seuls personnages du livre qui n'ont pas de noms propres - mènent une lutte désespérée pour voir aussi lucidement que possible ce qui se passe dans leur entourage et à l'intérieur d'eux-mêmes. Il s'agit de bâtir une existence autour de leur détresse tout en sachant que le monde, le monde "objectif", n'a pas changé.
Terre Habitée a obtenu le prix Brenner, un des plus importants prix littéraires d'Israël.