José Maria Guelbenzu : un rénovateur de l'écriture du roman espagnol contemporain : du roman expérimentaliste (El mercurio, 1968) au roman d'intrigue (No acosen al asesino, 2001)

José Maria Guelbenzu : un rénovateur de l'écriture du roman espagnol contemporain
Alors que le réalisme social règne en maître dans la sphère littéraire d'une Espagne encore en plein franquisme, le premier roman de José Maria Guelbenzu constitue en 1968 une véritable rupture. En s'interrogeant sur la forme et le contenu du récit, il offre une écriture qui bouleverse les codes du langage et de la structure narrative. Fidèle à ses thématiques du temps, de la mort, de la frustration de l'amour et de l'échec de l'absolu, il n'aura de cesse de renouveler la matière romanesque, en offrant au lecteur une place jusqu'alors inédite.
En explorant les problématiques et les mécanismes de création de José Maria Guelbenzu, dans les romans El mercurio (1968), El rio de la luna (1981), El Esperado (1984), Un peso en el mundo (1999), La mirada (1987), No acosen al asesino (2001), ce sont aussi plus de trente années de littérature espagnole que retrace avec succès Lydie Royer. Une étude riche et fouillée qui nous offre l'occasion de découvrir l'oeuvre singulière et méconnue de cet auteur pourtant incontournable.