Les cinq livres sur les ambassades : à destination de ceux qui sont totalement appliqués à la chose publique, ou très utiles à ceux qui remplissent une quelconque magistrature, et agréables à la lecture

Les cinq livres sur les ambassades : à destination de ceux qui sont totalement appliqués à la chose publique, ou très utiles à ceux qui remplissent une quelconque magistrature, et agréables à la lecture

Les cinq livres sur les ambassades : à destination de ceux qui sont totalement appliqués à la chose publique, ou très utiles à ceux qui remplissent une quelconque magistrature, et agréables à la lecture
Éditeur: PULIM
2008ISBN 9782842874674
Format: Broché

Conrad Braun (1491-1563) peut être véritablement considéré comme un précurseur. Il écrivit en effet le premier véritable traité sur le droit des ambassades avec ses De legationibus Libri quinque , publiés à Mayence en 1548, jamais réédités depuis.

Comment expliquer cette défaveur ? La parution, quelques quarante années plus tard (1585) des De legationibus Libri très d'Alberico Gentili, qui devait conduire l'ouvrage de Braun dans un enfer quasi-définitif, ne suffit pas à expliquer une totale éclipse, que la période troublée peut aussi justifier.

Il faut attendre le remarquable historien américain Henry Wheaton, au XIX<sup>e</sup> siècle, pour que le nom de Braun réapparaisse au grand jour, mais pour un trop bref instant.

Pourquoi alors s'attacher aujourd'hui à faire renaître enfin au grand jour un auteur injustement oublié ?

À cela deux raisons : d'abord pour la qualité littéraire d'un travail complet sur le thème ; ensuite pour une méthode d'exposition qui suit un plan très rigoureux, qui sera toujours repris par ses successeurs, mais sans jamais dire ce qu'ils lui doivent et aussi avec moins de rigueur.

Le Livre premier est en effet consacré aux personnes qui envoient en ambassade, le Livre 2 traite des ambassadeurs eux-mêmes et des qualités qu'ils doivent présenter, le Livre 3 regarde leurs missions, le Livre 4 examine les privilèges et les immunités des ambassadeurs, le Livre 5 et dernier évoque les personnes de ceux qui reçoivent les ambassadeurs et des façons de donner congé aux ambassadeurs.

Si son actuel traducteur peut lui faire le reproche que lui avait déjà adressé Henry Wheaton, ce même reproche pouvant d'ailleurs être adressé presque à l'ensemble des auteurs de ce XVI<sup>e</sup> siècle, et encore à ceux du XVII<sup>e</sup>, tel un Grotius par exemple, c'est d'user et d'abuser des citations des auteurs antiques ; mais c'est là une des lois du genre, à laquelle notre auteur cède, à l'instar de nombreux autres, pour rendre attrayante la lecture de son ouvrage aux non-spécialistes. Le lecteur moderne peut s'en désappointer, mais il lui faudra aussi reconnaître que le travail fait par Braun ouvrait une voie, qui pour n'avoir pas été trop juridique, présente une vraie clarté.

Au lecteur moderne de faire alors la part des choses et de prendre, à la lecture de cet auteur, la mesure de tout ce que la matière lui devra par la suite.

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