Les lunaisons naïves

Né d'un désir de profondeur textuelle, dans un moment
de forte prolixité poétique, Les lunaisons naïves est le
récit d'un conte de poésie romancée, que Julien Muselier
signe, chez L'Harmattan.
L'évocation des couleurs les plus vives, précède une
réflexion sur une nuit imaginaire et saisissante.
Au coeur du texte, sous une lunaison étrange, le narrateur
récite un chant nocturne et crépusculaire, à l'image de
ses couleurs, tantôt claires, tantôt sombres, à l'image de
cette divagation de noctambule qui le hante, en refrain
murmuré.
Les lunaisons naïves est une représentation sincère de
la venue au texte, de l'émergence des couleurs, de
même qu'un moment intérieur de grâce, où jaillissent
les premières formes solennelles d'une poésie chantée,
d'un retour finalement à l'intimité la plus pure de l'écrit.
Les emblèmes, la Nuit, ces constellations qu'il élucide
comme dans une fuite nocturne, arment le texte d'une
dignité troublante, celle où la couleur a pu naître enfin
comme un personnage invisible et amical. Et la prose
et le chant, toujours reviennent en échos, derrière son
ombre qui se dessine entre ses lignes, prononçant leur
élaboration complexe, et leur effet de caractère...