SOS police : scènes de la vie quotidienne

La police en tenue aujourd'hui. À quoi sert-elle, et surtout
à quoi l'utilise-t-on ? Plus de 78 000 hommes et femmes, de
la BAC à Police secours, qui forment la Sécurité publique,
un des derniers services de l'État encore présent au quotidien
dans les quartiers délaissés.
Tour à tour assistantes sociales, plombiers ou psychologues,
les «flics» ramassent les restes humains après un
accident de la route, entrent chez l'octogénaire morte depuis
des mois, mettent fin à un tapage nocturne, accouchent
une maman dans la rue ou tentent de calmer un forcené
retranché avec des armes.
Au cours de ces missions ingrates, ils prennent de
plein fouet tous les maux de la société : chômage, misère
sociale, violences conjugales, drogue, communautarisme.
Rébellions, violences et insultes sont devenues la norme.
Les guets-apens, les «caillassages» de patrouilles n'ont
rien d'exceptionnel. Sacs d'immondices, piles, boulons,
parpaings pleuvent des tours sur ces «intrus», quand ce
ne sont pas les cocktails Molotov qui s'abattent sur leurs
voitures. En 2007, pour la première fois, dans le cadre de
violences urbaines, on a tiré au fusil sur des policiers.
Des quartiers populaires aux villes à «rupins», des
hommes et des femmes racontent leurs difficultés, leurs
peurs, leurs dérapages parfois.
Un quotidien inattendu, cruel, pathétique, et parfois
drôle.