Polnareff : au fond des yeux

Polnareff au fond des yeux
Un jour funeste de l'an 1973, Michel Polnareff a dit Goodbye Marilou . Embarqué sur le paquebot France pour rejoindre l'Amérique, il a croisé Tous les bateaux, tous les oiseaux et constaté, en accostant, que Le désert n'est plus en Afrique . Le désert, c'était d'être devenu Le prince en otage d'un exil involontaire... Seul, Dans la maison vide , d'une plume trempée dans le désespoir, il a écrit une Lettre à France que le souffle chaud d'un vent d'ouest a déposée au creux de nos oreilles. Jour après jour , Il se demandait si Les grands sentiments humains avaient une Ame câline. Je suis un homme, Je t'aime , je suis prêt à donner Tout, tout pour ma chérie et j'ai tellement de choses à dire lançait-il vers le ciel, fidèle messager de ses mots d'amour à la Femme/France de ses pensées... L'homme qui pleuvait des larmes de verre dansait jusqu'au vertige, tel L'oiseau de nuit au Bal des laze . Il s'était proclamé Le roi des fourmis , creusant des galeries souterraines pour rejoindre nos coeurs lassés de tant d'absence. L'espoir d'un retour nous est enfin parvenu précédé d'un son de Tam Tam qui disait : préparez Le grand chapiteau , Femme/France, je veux faire L'amour avec toi ! , I love you because, Love me, please love me ajoutait Michel Polnareff, comme peinant à retrouver sa langue maternelle. Aucune importance : son pays était prêt à lui ouvrir les bras et à lui réapprendre les mots de l'amour, le Kâma-sûtra du coeur. Michel Polnareff est de retour ! A minuit, à midi, Dans la rue , partout, ses chansons sublimes raisonnent enfin ! Monsieur l'abbé va être content : maintenant c'est sur, On ira tous au paradis...