A pied à Jérusalem : 184 jours, 184 visages

En 2005, Sébastien de Fooz a pris la route, à pied, avec un bâton et
cinquante euros en poche. Six mois environ pour atteindre Jérusalem, le
but réel et symbolique de son périple. Progressant péniblement à travers
une douzaine de pays, il s'est abandonné à la grâce de rencontres
providentielles et, s'il a réussi à atteindre sans encombre Jérusalem, c'est
bien grâce à l'aide renouvelée d'une foule de coeurs simples et ouverts
qui, par leur bonté, l'ont réapprivoisé à la sortie des ombres, des angoisses
et des terreurs qu'il lui a fallu surmonter jour après jour.
Ce livre est le récit de ce périple. Puisant dans la riche moisson des
expériences vécues parfois au-delà des mots, c'est un tissage de moments
intenses entremêlés où vibrent des voix profondément humaines avec
des situations parfois cocasses où le dérisoire et l'absurde se font des pieds
de nez. En filigrane, l'humanité comme le socle qui sous-tend les trois
grandes religions monothéistes : la chrétienté, l'islam et le judaïsme.
Trois visages qui se ressemblent comme autant de frères lorsqu'ils sont
en paix.
Ce chemin de paix a été peuplé par d'innombrables personnes, dont la
vie humble et précaire n'altère pas une générosité débordante venue du
fond des âges. Ce chemin a aussi été celui d'une déconstruction
personnelle : quand tombent les peurs, les préjugés, les réflexes de protection,
transparaît alors quelque chose qui est au plus près de l'humain,
en ce qu'il est aussi ouvert à l'infini.