Engagements, rébellions et genre dans les quartiers populaires en Europe (1968-2005)

Ce livre fait le pari d'analyser en profondeur les rébellions urbaines sur la moyenne
durée (de 1968 à 2005) et de croiser la question des engagements et du genre
ce qui implique des approches comparatiste et pluridisciplinaire - histoire, science
politique et sociologie sont ainsi convoquées - ainsi que jeux d'échelles - quartier,
entreprise, ville, pays, espace européen. Ce qui pourrait apparaître à première vue
comme une fragmentation, permet en réalité, tel un kaléidoscope, de recomposer
des configurations en désenclavant les phénomènes de rébellions pour leur donner
sens et de mettre en lumière la circulation des représentations, des pratiques, des
modalités d'action d'un espace et d'une révolte à l'autre. Ainsi se dessinent les processus
d'identification et les enjeux identitaires comme les processus d'association
et de politisation dans les moments de rupture et de recomposition individuelle et
collective.