Destins ordinaires dans la Grande Guerre : Martial Goulmy un brancardier, Louis Dardant un zouave, Germaine de Balanda une religieuse

Pour tenter de pénétrer un événement aussi complexe et
multiforme que la première guerre mondiale, quoi de mieux
qu'une approche à plusieurs voix ? Trois témoins ici racontent
«leur» guerre et leurs expériences contrastées.
J.-B.-M. Goulmy, brancardier et musicien, originaire du Limousin
dit les blessés et les cadavres qu'il faut aller chercher
entre les lignes, les blessures terribles. Mais il ne s'appesantit
jamais, l'apitoiement n'est pas de mise. Parfois survient un répit,
et les instruments de musique sortent de leur housse pour
un moment d'oubli.
Louis Dardant, limousin lui aussi, est commandant de zouaves,
et son ton est plus martial, les zouaves sont ainsi, toujours
de l'avant, du Chemin des Dames à Verdun, de la Picardie à
l'Alsace.
Quant à Germaine de Balanda, religieuse chassée de son
couvent par la guerre, elle parcourt la Belgique et la France occupée,
émouvant périple où, à côté de la gravité, l'humour
trouve sa place.
Trois parcours, trois destins, trois voix, à la fois caractéristiques
et singuliers.