Les chiens qui traversent la nuit

Une rue que ses habitants n'appellent
plus autrement que «la rue», comme
ils disent «la ville» ou encore «le
quartier», après avoir jeté l'emballage
des noms propres inutiles.
Une rue près d'un terrain vague dans
un quartier appelé à disparaître. Un
jour une pontiac grise se gare devant
l'unique bistrot et un homme aux mains
gainées de mitaines en cuir noir en
descend. Dans la voiture, trois ou
quatre hommes, des types à se balader
avec des manches de pioche, des
fusils, qui rigolent quand on leur
parle des flics, qui entrent dans les
bars et tabassent à tour de bras
quand et qui ça leur chante. Ils sont à
la recherche d'une fille.
Elle leur a échappé. Quelqu'un de la
rue l'a aidée.
Alors ils répandent la terreur. Qui
osera les affronter dans cette rue
perdue d'un quartier oublié ?
Un roman noir qui a la limpidité d'un
western et la rigueur d'une tragédie
classique.