Emmanuel d'Astier de La Vigerie, combattant de la Résistance et de la liberté : 1940-1944

Au lendemain de la signature de l'armistice franco-allemand du
22 juin 1940, Emmanuel d'Astier de La Vigerie décide de continuer
le combat en organisant l'opposition au régime de Vichy, avec
la fondation de La Dernière Colonne , à laquelle s'associent des
résistants de la première heure : Édouard Corniglion-Molinier, Lucie
et Raymond Aubrac, Jean Cavaillès, Jean Rochon... En mai 1941,
sous le pseudonyme de «Bernard», Emmanuel d'Astier de La Vigerie
fonde Libération qui devient l'un des plus importants mouvements
de résistance de la zone libre. Premier chef de la Résistance intérieure
à se rallier au général de Gaulle, il effectue plusieurs voyages
clandestins à Londres. Familier de Jean Moulin, il participe avec lui
à l'unification des trois grands mouvements clandestins ( Libération,
Combat et Franc-Tireur ) puis à la création du Conseil national de la
Résistance. En novembre 1943, il rejoint à Alger le général de Gaulle
qui le nomme commissaire à l'Intérieur dans le Comité français de
libération nationale. C'est à ce titre qu'il négocie avec Winston
Churchill l'armement de la Résistance française.
Ce livre dresse le portrait d'un homme hors du commun que la
guerre a fait naître à lui-même révélant également les liens fraternels
qui unissaient les résistants. Il a poursuivi sa vie comme député de
gauche, écrivain, ami du Général de Gaulle, même si leurs idées
étaient souvent divergentes.