Les yeux silencieux

Vincent, en dissidence de son milieu bourgeois, est un étudiant
passionné par le reportage photo. C'est au cours d'une enquête singulière
qu'il croise Thibaud un garçon semblant vivre hors de la réalité.
Un roman qui traite de l'intolérance, de la différence, et
surtout de l'amour entre deux jeunes héros que rien ne prédisposait au
rapprochement.
Une histoire où se côtoient un père écrivain égotiste, une mère
indifférente à tout autre chose que son futur lifting, une soeur en mal
de grandir, des jeunes des cités, une femme truculente, opulente et
généreuse, et une fillette victime de l'inceste.
«- Thibaud, faut rien craindre... La découverte de soi est toujours
une chose unique, super belle et forte quand elle ne nuit pas. Toi et
moi, jamais on ne nuira... Tu comprends ça ? On n'a pas tort... On n'a
jamais tort quand on est dans sa vérité. Le mal et les erreurs viennent de
ceux qui fuient la beauté des choses vraies... Faut démêler nos histoires
personnelles ; qu'elles deviennent l'histoire tout court. Faut se rendre
au point d'eau et boire avec les autres animaux... On f'ra gaffe aux
prédateurs, c'est tout. Y aura toujours des dieux cachés pour inventer
nos rêves... Des pluies tièdes pour nos blessures.»
Michel Giliberti a quitté ses pinceaux pour nous brosser, une
nouvelle fois, des portraits criants de vérité.
C'est un tableau plein d'émotion, d'humour et de critiques
féroces, une peinture sociale où les parents comme les enfants sont en
perte de repères.
Ce livre réunit enfin la France d'en haut et celle d'en bas.