La mort monte en Seine

Caudebec-en-Caux : deux femmes et trois
hommes détonnent au milieu d'un groupe de
touristes retraités. Ils sont jeunes, beaux,
propres et méchants. Ils montent sur un bateau.
Aucun ne tombe à l'eau. Pas encore. Au bout
de leur croisière sur la Seine, l'un d'eux doit
recevoir une formidable récompense. A
condition d'avoir doublé ses concurrents. Tous
les coups sont permis, ou presque.
Grains de sable du hasard, alliances et
mésalliances, amours et séductions, dérives
mysticobancaires autour du fameux trésor des
Templiers détraquent les concurrents et leurs
mystérieux commanditaires. Les négociations
pataugent ou coulent et les esprits s'échauffent
méchamment à l'escale rouennaise. L'enjeu
historique sombre dans l'hystérie. La Mort
s'invite en vrai sur le paquebot fluvial.
Des pages où souffle un vent de perversité
et de cupidité sur ces petits seigneurs des temps
modernes prêts à tout : «...à bouffer du lion,
prêts à s'entre-bouffer. Hypermotivés, quoi !»
La Seine n'est pas un long fleuve tranquille.
Robert Vincent le prouve dans ce roman
frénétique et trépidant. Hyper drôle et méchant,
quoi !