La guerre d'indépendance espagnole dans la littérature française du XIXe siècle : l'épisode napoléonien chez Balzac, Stendhal, Hugo...

La guerre d'Indépendance espagnole dans la littérature française du XIX<sup>e</sup> siècle
1808... Napoléon, qui avait déjà beaucoup de troupes en Espagne pour combattre le Portugal, l'allié des Anglais, décide d'intervenir dans le reste de la péninsule : il voyait en l'Espagne une alliée peu sûre, puisque Godoy avait failli le trahir à la veille de la bataille d'Iéna ; en plus, Talleyrand lui proposait « d'effacer » les Bourbons espagnols et d'instaurer sa propre dynastie...
L'affaire espagnole a constitué, pour la France, le « début de la fin » de l'Empire. Napoléon savait que l'Espagne admirait son prestige (un héros qui avait conquis un empire pour son pays) ; il a pensé que les Espagnols seraient heureux d'être gouvernés selon des principes qui devaient leur permettre de rattraper leur retard.
Néanmoins, il s'est complètement trompé : exception faite des « afrancesados », le peuple s'est senti avant tout patriote et n'a aspiré qu'à vaincre l'envahisseur. Ce sera le célèbre « 2 de mayo », puis une guerre de « guerrillas » qui a décimé, pendant plusieurs années, les troupes françaises et montré combien la passion et la volonté sont plus importantes qu'une grande armée...
Toute l'Europe a été frappée de stupeur : quelle est l'image que les écrivains français donneront de l'affaire espagnole ? Chateaubriand, Stendhal, Balzac, Hugo, Sand, Quinet..., présents dans cette anthologie, ont laissé de belles pages où ils évoquent les différents avatars de cette guerre.
Pour la première fois, un choix de textes se rapportant à la guerre d'Indépendance : El Verdugo, Inès de las Sierras, Le Coffre et le revenant... est offert. L'historien y trouvera un matériau précieux pour nourrir « d'une autre façon » ses études. Le lecteur ordinaire, s'il se laisse séduire, trouvera un livre qui le rendra plus familier de l'histoire de l'Espagne et des Espagnols...