Guerre à la guerre : parcours engagé dans l'Europe du XXe siècle

Guerre à la guerre : parcours engagé dans l'Europe du XXe siècle

Guerre à la guerre : parcours engagé dans l'Europe du XXe siècle
Éditeur: Atlantica
2010175 pagesISBN 9782758802983
Format: BrochéLangue : Français

César Covo, issu d'une famille séfarade, est né à Sofia en Bulgarie

en 1912. À l'époque de l'empire de Napoléon, un ancêtre ayant

obtenu de Bonaparte la nationalité française l'a transmise à ses

descendants. Ainsi, est-il né français par filiation. La famille est rapatriée

en France en 1930, par les soins du consulat français de Sofia. À Paris,

il adhère au parti communiste et est très utile à la MOI, où il rend service

au groupe communiste de l'émigration bulgare. Il participe aux grandes

grèves de 1936. Fin octobre 1936, dès que le parti l'autorise, il constitue

un groupe de volontaires pour l'Espagne. À Albacete, il s'associe à la

création de la première Brigade internationale baptisée la 11<sup>e</sup>. Le 13 mars

1937, il tombe blessé sur le front de Guadalajara.

En France, 1939-1940, c'est la «drôle de guerre». César Covo est mobilisé

au 20<sup>e</sup> DGC à Rambouillet. Après la débâcle, il est démobilisé et

reprend la vie de militant dans la clandestinité. Il est chargé de la confection

de faux papiers d'identité pour les clandestins étrangers, et de dépister

des «objectifs» à dynamiter. En 1944, il participe aux combats des

barricades pour la libération de Paris.

Après la Libération, la section bulgare de la MOI l'inclut dans un groupe

de militants, destiné à épauler le parti en Bulgarie. Voyage clandestin de

vingt-trois jours, en partie à pied, à travers la France, l'Italie, la Yougoslavie.

Il séjourne environ un an en Bulgarie et revient en France.

À Paris, avec le groupe bulgare de la MOI, il participe à la création de

l'agence de presse Bureau Bulgare d'Informations, ainsi qu'à la rédaction

et à la publication de l'hebdomadaire Paris-Sofia. Ensuite, il est

nommé fonctionnaire à l'ambassade bulgare à Paris.

En 1952, il rompt avec l'ambassade et le parti, se marie, s'établit artisan

imprimeur et s'occupe de ses trois enfants.

César Covo compte parmi ceux qui ont dénoncé très tôt les méfaits du

stalinisme, avant la mort de Staline.

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