L'écrivain et son Limousin : études sur l'appartenir

«Le jardin et la maison commandaient la vallée au fond
de laquelle serpentait une mince rivière : l'Aurence. On ne
l'apercevait pas d'ici. Les bosselures des pentes, les
châtaigneraies qui montaient derrière l'étang et son bois
d'ormes, la masquaient.» C'est par ces mots que Robert
Margerit présente, dans La Révolution , les demeures de ses
protagonistes limousins et évoque, non sans quelque
nostalgie, son petit hameau de Thias. La question du
«pays», comme source des origines, interpelle tout être qui
cherche à donner du sens à son existence. Aussi, l'étude de
romanciers et poètes du Limousin - ou d'adoption - (Sand,
Jouhandeau, Delpastre, Colombier, Michon, Bergounioux, et
quelques «polareux» séduits par la région) permet de mieux
définir cette problématique de «L'Appartenir». Capté dans
ses reliefs ou dans le quotidien de «vies minuscules», Éden
perdu en deuil de la ruralité ou lieu d'une sociabilité
utopique, le Limousin inscrit sa permanence et son langage
au coeur de la «belle langue». Ce recueil invite donc le
lecteur à parcourir ces pages-paysages où le lien à la terre se
transfigure, au prisme de l'imaginaire, en oeuvre littéraire.