Sisley

Alfred Sisley (1839-1899) fut l'un des plus grands
peintres de paysages du XIX<sup>e</sup> siècle et l'un des
chefs de file du mouvement impressionniste. Cette
monographie détaillée fournit des informations
inédites sur sa vie et son oeuvre. Accompagné
de nombreuses reproductions de ses peintures,
le texte révèle l'oeuvre d'un artiste original à la
puissance indéniable.
Sisley a consacré toute sa production aux
paysages. Ses célèbres peintures des villes de la
banlieue parisienne sous la neige, des inondations
de la Seine à Port-Marly ou des régates sur la
Tamise sont remarquables par l'équilibre des tons
et l'atmosphère poétique qui s'en dégage, en même
temps que par la description précise des sujets
représentés. Le critique Kenneth Clark considère
d'ailleurs la série des peintures de la Tamise comme
l'un des «moments parfaits de l'impressionnisme».
Pourtant, comme le dit de lui son ami Arsène
Alexandre : «Sisley a vécu fier et est mort pauvre.»
L'oeuvre de Sisley n'a été pleinement reconnue qu'après
sa mort prématurée et reste encore de nos jours
injustement méconnue. Dans cette monographie,
Richard Shone, s'appuyant sur sa connaissance
de l'Ile-de-France, apporte un nouveau regard et
analyse les différentes phases du travail de Sisley.
Ses recherches ont mis à jour certains aspects de
la vie de l'artiste : sa nationalité anglaise, le début
de sa carrière, son combat pour gagner sa vie,
l'isolement des dernières années. La vie privée de
Sisley apporte en effet un éclairage particulier sur
son évolution artistique. Richement illustré, cet
ouvrage présente notamment d'importantes séries
de peintures jamais publiées auparavant ensemble
en aussi grand nombre - les inondations, les
paysages sous la neige, l'église de Moret-sur-Loing
et la côte galloise.
Cet ouvrage propose l'image d'un peintre
qui s'est constamment renouvelé, s'est ouvert aux
influences et a offert une vision personnelle de la
campagne française, aussi forte et séduisante que celle
des autres impressionnistes. Le livre de Richard Shone
confirme la justesse du jugement de Pissarro pour
qui Sisley était «un grand et magnifique artiste».