Sur la route de Kiev

«Mon plus bel amour est entré dans ma vie par la porte du
salon, un matin de Bretagne, avec ses deux filles sous le bras.
À une heure où le soleil promettait déjà la marée à la cime des
arbres...
...J'ai perdu mon plus bel amour en dormant. Elle était femme
de narcoleptique. Ni elle ni moi ne le savions.»
Tout ce que l'Homme a de meilleur : sa vie amoureuse,
sociale, professionnelle, nous est décrit ici empesé, alourdi par
cette maladie rare et peu connue qui affecte le personnage : une
narcolepsie. La semaine, il vit dehors, du mieux qu'il peut. Le
dimanche, dans son cloître, il s'abandonne à sa maladie.
La force résolument poétique du récit, oscillant entre première
et troisième personne, rend compte de ce balancement entre le
dedans et le dehors, entre l'intimité avec les effets de sa maladie,
et les rêves d'une vie normale.
Un beau texte, convaincant, pétri d'humanisme et de générosité.