Jalousies de femme et complicités coupables

Jalousies de femme et complicités coupables
Le roman plante d'entrée le décor à Yaoundé : Yaoundé d'hier, Yaoundé d'aujourd'hui. Décor de l'espace scénique où vont prester les principaux acteurs : Laetitia, d'origine béti, est pharmacienne ; André, avocat d'affaires, se réclame du pays bamiléké. Le coup de foudre et le coup de coeur partagés et conclus entre eux lors d'un inoubliable voyage en avion entre Paris et Douala a tourné au désarroi et est devenu repoussant pour l'épouse. André est devenu inconstant, déconcertant et insaisissable dans son foyer ; ses foucades à répétition intriguent son épouse et suscitent en elle de noires interrogations. Au point que, lasse, désabusée et impuissante, elle en veut à la fois et de manière globale à l'homme et à la femme. À la femme surtout. Complice égoïste, selon elle, des souffrances multiformes de sa congénère du fait des égarements pluridimensionnels de l'homme.
L'auteur, qui est crédité avoir dévolu sa fertile plume au service de la défense de la femme, soutient mordicus et avec chaleur que « tant qu'il y aura des hommes, il y aura des femmes ». Sans cependant manquer de souligner dans le même souffle, avec force et conviction, que « la femme est l'avenir de la femme », dans la poursuite résolument volontariste d'un bonheur de complémentarité aux côtés de l'homme.