Les mauvais jours finiront : 40 ans de combats pour la justice et les libertés

Un bien étrange sujet que ce Syndicat de la magistrature.
Fils des promesses de 1968, né d'une conception radicalement
anti-corporatiste, il s'est toujours efforcé de
penser la Justice avant le droit, et le Peuple avant le juge.
Voltaire collectif de notre temps, il dénonce l'arbitraire
du pouvoir et la soumission de l'appareil judiciaire. Il
revendique à l'égard de tous les pouvoirs qui se sont
succédé depuis sa fondation un droit de critique et une
indépendance absolue.
On retrouvera dans ce livre les grands combats du Syndicat.
On verra aussi comment se sont élaborées des positions
souvent iconoclastes sur la délinquance financière,
les relations avec les pays pauvres, les institutions carcérales
; ou comment le Syndicat a défini ses rapports
avec les avocats, les syndicats ouvriers ou encore la Cour
pénale internationale.
Depuis quarante ans qu'il existe et interroge la justice
avec une singulière liberté de ton, le Syndicat de la
magistrature n'a pas changé de cap. Aujourd'hui, fidèle
à son utopie fondatrice, il proclame, comme la chanson
communarde, que «les mauvais jours finiront».