Emile Zola : de l'utopisme à l'utopie (1898-1903)

Cette recherche est consacrée au développement de la pensée
utopique dans les dernières oeuvres d'Émile Zola : Paris (1898),
Fécondité (1899), L'Ouragan, Travail (1901), L'Enfant roi,
Sylvanire ou Paris en amour (1902), et Vérité (1903). La société
idéale selon Zola s'annonce dès les Contes à Ninon (1864), les
premiers romans et Les Rougon-Macquart. À la fin des Trois
Villes , la pensée utopique se montre dans les discours idéologiques
et polémiques qu'engage le héros fondateur, qui s'oppose à
la société décadente de la fin du XIX<sup>e</sup> siècle. Au début des Quatre
Évangiles , les Froment fondent la ferme modèle de Chantebled et
les colonies de la France nouvelle en Afrique. Dans Travail , Luc
Froment construit la Cité heureuse du XX<sup>e</sup> siècle où se réalise
l'utopie technique, scientifique et artistique de Zola. Dans Vérité ,
son dernier roman, l'écrivain imagine l'école de l'avenir.
Finalement, l'enjeu est d'analyser les idées natalistes et eugéniques
de Zola et d'étudier les ouvrages fouriéristes, anarchistes
et collectivistes influant sur ses derniers romans.