Observations sur la phrénologie. Manuel de phrénologie

C'est en 1800 que J. G. Spurzheim (1776-1832) devient l'élève de Franz
Joseph Gall (1758-1828). L'ayant suivi à Paris pour répandre la doctrine
phrénologique, son nom fut associé très tôt à l'oeuvre de son maître avec qui
il se brouillera. Mais c'est Spurzheim qui va répandre le système de Gall dans
les pays anglo-saxons. En 1815, il fait éditer un très gros ouvrage en langue
anglaise qui lui sert de référence pour son enseignement. Propagateur du mot
phrénologie , il l'utilisera la première fois, trois ans plus tard, dans le titre de
l'ouvrage que nous rééditons ici : Observations sur la phrénologie (1818). Ce
livre proposera un autre système phrénologique différent de celui de Gall qui
va obtenir un succès considérable en France et à l'étranger.
Toutes les fonctions avec connaissance qui ont lieu chez l'homme peuvent
être divisées en deux ordres : les unes sont simplement affectives, les autres
intellectuelles. Mais pour lui, l'un et l'autre de ces deux ordres peuvent être
subdivisés en plusieurs genres. Certaines facultés affectives ne donnent qu'un
désir, une inclination ou un penchant, ou bien ce qu'on appelle instinct chez
les animaux. Ces facultés sont presque soustraites à la volonté ; il les a
appelées penchants. D'autres facultés affectives ne sont pas bornées à un
simple penchant, mais elles éprouvent quelque chose de plus ; c'est ce qu'on
nomme sentiment. L'amour-propre ou la circonspection peuvent servir
d'exemples. Le second ordre des facultés renferme celles de l'entendement, ce
sont les facultés intellectuelles. On peut les subdiviser en trois genres.
Quelques-unes appartiennent aux sens extérieurs ; d'autres sont destinées à
faire connaître aux animaux et à l'homme les objets extérieurs, leurs qualités
et leurs relations ; il les a nommées perceptives. D'autres encore agissent sur
toutes les sortes de sensations et de connaissances, et il leur a donné le nom
de facultés réflectives.
La réédition fac simile de l'ouvrage de Spurzheim est précédée d'une
analyse de son oeuvre et de la reproduction de son Manuel de phrénologie
(1832) qui n'est qu'un abrégé de ses Observations sur la phrénologie de 1815.