La nue

C'est la quête de l'amour fou, dont la trame visible est
le tournage d'un film. Et l'invisible : à travers l'érotisme,
par delà le corps visible, rejoindre l'âme.
Le récit oscille entre le conte et le rêve, envoûtant
comme une fumée d'opium, parfois décousu, toujours
logique dans ce but avoué en filigrane. Gratter l'écorce
des choses jusqu'à ce que l'on parvienne au coeur.
Le héros est innomé, mais on devine qu'il a un fort
penchant pour Lia, à qui il dédit le récit, qui n'est
qu'une jeune fille errante, elle aussi à la recherche de
son âme, à travers les sensations qu'elle se donne ou
qu'on lui donne. Et puis il y a une fresque bizarre,
comme un tableau de Jérôme Bosch où Fé, la géante
qui règne sur un harem avec ses servantes, puis tous
ceux qui passent, touristes, esclaves, animaux, comparses
au rôle flou. C'est la ronde dans un brouillard doré
d'où on émerge étourdi et émerveillé
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