Panacée : symbiose poétique

Un jour d'automne 1994, me confronta à ce que je considérais comme la plus injuste, la plus cruelle de toutes les déceptions.
Vouée à l'échec, je m'engouffrais avec volupté vers les profondeurs d'un abîme que je ne maîtrisais plus. Etrangère dans mon corps, mon âme meurtrie mina mon esprit altéré qui sombra dans une douce mélancolie.
Les premiers troubles du comportement apparurent et leur caractère cyclique me plongea dans l'anéantissement total.
En quête de sérénité, je cherchais vainement le remède à mon ineffable et inextirpable souffrance.
Repliée dans ma solitude, je communiais avec la nature.
Son facinant magnétisme m'ouvrit les voies secrètes du mysticisme, de l'onirisme et de la symbiose poétique.
Sublimée, transportée par l'éther de cette nouvelle vie, je venais de découvrir ma "panacée".