Logiques classiques et non classiques : essai sur les fondements de la logique

La logique était considérée, jusqu'à la fin du XIX<sup>e</sup> siècle, comme une science parfaite et fixée. Suivant Kant, la logique n'est pas passée par de réelles modifications, depuis sa conception par Aristote. Seuls des ajouts mineurs pouvaient être apportés à cette discipline, pour l'essentiel immuable.
Or, à partir de Boole, Frege, Peirce et d'autres chercheurs, la logique a sensiblement progressé. Des logiciens tels que Russell, Whitehead, Gödel, Tarski et Church ont étendu son domaine, lui faisant subir une profonde transformation qui la rapprocha ainsi des mathématiques. Aujourd'hui, la grande révolution dans ce domaine semble être le développement important des logiques non classiques. Plusieurs d'entre elles mettent en cause les principes les plus importants de la logique classique ; par exemple, la logique non réflexive introduit des limites à la loi d'identité, la logique intuitionniste se passe du tiers exclu et la logique paraconsistante restreint le rôle du principe de contradiction.
Cet ouvrage analyse les fondements et la nature de ces logiques ainsi que l'évolution actuelle de la logique. Il s'adresse aux logiciens, aux philosophes et historiens des sciences, aux informaticiens, aux linguistes et aux lecteurs avertis.