Grandes chasses, grands fusils

«Il était environ 9 h 30 lorsque le comte Clary priait
le roi de Portugal ainsi que les invités de le suivre pour
les placer à leur jalon respectif. Celui du roi portait sur
un petit poteau la couleur de sa maison royale et ses armoiries
délicatement peintes sur une plaquette de bois ;
les mêmes honneurs étaient réservés à S.A.S. le prince
de Monaco, qui se tenait à la droite du roi.
«Aussitôt les tireurs placés, le garde-chef, qui était
auprès du baron Henri, donnait le coup de corne pour
mettre en marche les rabatteurs, et bientôt commençait la
fusillade la plus nourrie, régulière, sans bouquet ni vide,
d'où tombait une pluie d'oiseaux, devant et derrière cette
ligne de fusils qui comptait, à mon avis, les trois meilleurs
dans la catégorie des réputés très bons.»