La danse. Vol. 2003. Des Ballets russes à l'avant-garde

À la veille de la Première Guerre mondiale,
une explosion de rythmes et de couleurs
secoue un ballet devenu gris à force de
routine. Si les Ballets russes ne s'écartent
pas de la longue lignée occidentale
classique, ils sont un appel d'air vers les
formes artistiques innovantes et libérées
qui caractérisent le XX<sup>e</sup> siècle. D'autres
courants se développent, témoignant de
l'irrésistible dynamique intérieure d'une
danse qui se cherche et qui cherche à être
en prise avec son époque : la «modern
dance» américaine avec Martha Graham,
l'«Ausdruckstanz» allemande avec Mary
Wigman sont innervées par les tensions
sociales de l'entre-deux-guerres ; le ballet
néo-classique, avec Maurice Béjart, amène
la danse dans les parcs des sports comme
dans la cour du Palais des Papes, à Avignon.
À la fin des années 1960, de jeunes
chorégraphes remettent en question
tous les acquis, Cunningham comme
Balanchine. Post-modernisme, «next
wave», nouvelle danse... au-delà des
étiquettes, la danse d'aujourd'hui, celle
dont Jean-Pierre Pastori suit le parcours,
conquiert sous chaque nouvelle forme
un surcroît de liberté.