C'était Tégal : un réseau de renseignements en Belgique occupée, 1940-1944

L'histoire de l'espionnage pendant la Seconde
Guerre mondiale s'est trop souvent cantonnée à
quelques grandes affaires d'agents doubles, de
complots éventés ou de savantes mystifications.
Mais ne retenir de la guerre secrète que les
aventures d'une poignée d'individus censés avoir
«gagné la guerre» revient à faire peu de cas du travail
de milliers d'anonymes s'activant à une tâche
généralement ingrate aux quatre coins de l'Europe occupée. À travers
eux, l'histoire du renseignement s'est confondue avec celle de la
Résistance, dont ils ne constituaient qu'une des manifestations.
C'était Tégal révèle le destin d'un des principaux services de renseignements
belges, que l'historiographie avait jusqu'à présent laissé dans
l'ombre. L'histoire du réseau Tégal est celle de citoyens qui, refusant
l'occupation de leur pays, se lanceront dans une activité à laquelle rien
ne les a préparés. Cette histoire se déroule dans le contexte large de la
guerre en Europe et de la Belgique occupée, mais elle s'inscrit aussi
dans la chair d'hommes et de femmes qui connaîtront plus souvent la
peur, la frustration, la douleur et parfois la mort, que la certitude du
succès de leurs entreprises.