Utiliser le référé administratif pour défendre les étrangers

Prononcer dans les meilleurs délais des mesures provisoires justifiées par
l'urgence : tels sont les pouvoirs du juge administratif depuis la loi du 30 juin
2000 relative au référé.
L'importance de cette réforme dans le droit des étrangers pouvait être
pressentie dès les premiers jours de sa mise en oeuvre. L'une des toutes
premières ordonnances rendues par le Conseil d'État statuant en référé - le
13 janvier 2001 dans l'affaire Hyacinthe - concerne en effet le droit d'asile.
Au terme de cinq années d'application, des enseignements variés et précis
peuvent être tirés des deux procédures principales de référé utilisées dans
les contentieux administratifs intéressant les étrangers : le référé-liberté et
le référé-suspension.
Ce Cahier juridique comporte deux parties. Dans une première partie sont
rappelés les principes et les règles générales qui régissent ces deux
procédures d'urgence.
La seconde partie est conçue comme un recueil de jurisprudence thématique.
Classée par thèmes : l'entrée, le séjour, l'éloignement, l'asile, elle rassemble
une série de décisions dans le but de donner une idée plus précise de l'utilité
- et des limites - du recours à ces deux procédures d'urgence et de guider
ceux qui en ont besoin.
Cette publication peut être utilement complétée par la lecture d'autres publications du
Gisti : « Guide de l'entrée et du séjour des étrangers en France » (La Découverte, 2005),
« Se servir du référé-liberté et du référé-suspension » (Note pratique, Gisti/Cicade, 2003),
« Le Guide des étrangers face à l'administration » (Syros, 2001).