Pharanoïa

Un jeune auteur embarqué dans un voyage
de promotion en Allemagne ; un 31 décembre
traversé d'hallucinations auditives d'une haute
toxicité ; la joute d'un écrivain à fleur de peau et
d'un vieil homme au pied de volcans endormis ;
un homme qui colle une prune à un autre pour
un motif futile ; trois auteurs égarés dans un
salon du livre de province ; Vincent de Swarte,
lui-même, arrachant par téléphone quelques
subsides nécessaires à sa survie ou se livrant
à quelques séances d'autofriction sexuelle, ou
fantasmant sur la voisine d'en face, ou bien, mort,
déjà, et nous offrant un monologue d'outre-tombe
sidérant...
Variation fine, jubilatoire, délicieuse sur les
diverses postures existentielles d'un jeune
écrivain dans l'actuelle république des lettres,
Pharanoïa est aussi l'autoportrait émouvant d'un
homme sur lequel plane inconsciemment l'ombre
de sa propre mort : comme pour défier le destin,
il a cette folle liberté de l'écrire avant qu'elle ne
survienne...