Et si la France s'éveillait...

Dans un an se déroulera l'élection présidentielle.
A droite et à gauche, les candidats feront campagne
en entretenant cette illusion française qui veut que
l'Etat soit encore en mesure de décider de tout,
tout seul.
Pourtant, avec la globalisation, nos Etats-nations
ont perdu de leur pouvoir. Vers le haut, au profit
d'une Europe où se noue largement notre destin ;
vers le bas, au profit de ces pouvoirs locaux : collectivités
territoriales, chercheurs, entrepreneurs,
acteurs sociaux qui jouent un rôle de plus en plus
important. C'est parce qu'il n'a pas voulu voir cette
réalité-là que le jacobinisme de Nicolas Sarkozy a
échoué. Et la gauche échouera, elle aussi, si elle
doit demain penser l'alternance selon ce schéma
de pensée obsolète. Le temps est donc venu de
porter un projet adapté au monde du XXI<sup>e</sup> siècle.
Nous avons longtemps attendu pour en convenir.
Mais parce que la France et l'Europe tout entière
ont atteint un point de non-retour économique,
financier et social, je crois en la possibilité de
mener à bien, aujourd'hui, cette mutation.
L'échéance est proche : ce doit être là l'enjeu de la
prochaine présidentielle.
Il y a donc urgence à changer.