Pourquoi je suis républicain : carnets de captivité

À la tête du mouvement des Croix-de-Feu puis du
Parti social français, le premier grand parti de masse
de droite de l'histoire française, le colonel François de
La Rocque est l'une des principales figures des années 1930.
Il reste aussi l'une des plus controversées. Ces carnets inédits,
rédigés entre 1943 et 1944 alors que La Rocque est prisonnier
des nazis, précisent et détaillent les étapes d'une entreprise
politique qu'il estime incomprise de ses contemporains
et qu'il n'a cessé de vouloir expliquer et justifier, aux yeux des
siens et de la postérité. Acceptant la république et attaché à
agir dans la légalité, La Rocque se défend clairement d'avoir
jamais été séduit par le fascisme et témoigne qu'il a jalousement
veillé à l'indépendance de son mouvement vis-à-vis des
ultras de l'extrême droite. On découvrira notamment à la lecture
de ces carnets les coulisses du 6 février 1934, les tentatives
d'approche de ceux qu'on a appelés les «synarques», de vivants
portraits de Tardieu, de Pétain et de Weygand occupés à comploter
contre la III<sup>e</sup> République et les grandes manoeuvres de
juin-juillet 1940. L'ensemble dessine un extraordinaire tableau
des dessous de la vie politique des années 1930 et de la vigueur
des haines qui la traversent.