L'invention de la psychanalyse : Freud, Rank, Ferenczi

Freud a-t-il eu des précurseurs ? Sans doute. Mais lesquels ?
Les auteurs de confessions, tel saint Augustin, de mémoires
tel Montaigne, et ceux qui, tout au long du XIX<sup>e</sup> siècle, ont
étudié les rêves ? Mais qui penserait à Kant ou au B'nai B'rith ?
Dans le champ analytique proprement dit, ce sont surtout ses
contemporains que l'on retient, car la psychanalyse est, et a
été, une entreprise collective. La clinique et la pensée théorique
de Freud ne sont donc pas isolées, mais liées à ceux qui ont
accompagné cette aventure, de Vienne à Budapest, de Paris à
Londres, de New York à Boston.
Luiz Eduardo Prado de Oliveira retrace cette généalogie en
s'appuyant sur deux axes qui ont fédéré les uns, fâché les
autres : l'auto-analyse et l'analyse mutuelle. Comment Freud
a-t-il apprécié, critiqué, voire intégré les expériences, les pratiques
et les théories développées par ses proches, notamment
par Otto Rank et Sándor Ferenczi, ces deux figures majeures
de la psychanalyse naissante ?