Le parti de la vie : clercs et guerriers d'Europe et d'Asie

Le parti de la vie : clercs et guerriers d'Europe et d'Asie

Le parti de la vie : clercs et guerriers d'Europe et d'Asie
Éditeur: Akribeia
2015241 pagesISBN 9782913612570
Format: BrochéLangue : Français

« Ce que pressent l'intelligence, ce que reconnaît l'esprit n'a jamais sa fin en soi. Mais l'intelligence et l'esprit voudraient te convaincre qu'ils sont la fin de toute chose ; telle est leur fatuité.

Intelligence et esprit ne sont qu'instruments et jouets ; le Soi se situe au-delà. [...]

Par-delà tes pensées et tes sentiments, mon frère, il y a un maître puissant, un sage inconnu, qui s'appelle le Soi. Il habite ton corps, il est ton corps. » (Friedrich Nietzsche)

Opposer des « raisons » aux « raisons » de la modernité finissante, aux formes de dialectique et de logique qui lui sont inhérentes, c'est s'engager dans une dispute interminable et vaine. Mais même quand la modernité célèbre ses triomphes les moins contestables, elle se trahit toujours par une laideur omniprésente, une vertigineuse dégradation du goût. À son culte de la marchandise, à sa fabrication de l'artifice et à son attrait pour le difforme, opposons donc, non pas une idéologie, reflet déformé et fantasmé des conditions d'existence, mais une Weltanschauung , une vision du monde. Seule celle-ci permet de vivre dans la réalité, d'assurer la cohérence entre l'être et le faire, de garantir l'automaticité des réactions saines.

Ce livre est le produit de l'affleurement de formes du « parti de la vie », à la lumière de l'oeuvre de Nietzsche, dans la conscience de l'auteur. Le « parti de la vie » est constitué de tous ceux en qui sont encore présents et actifs les éléments originaires du réel occultés par la modernité : la voix de la race et du sang, les instincts élémentaires de légitime défense et de protection des siens, la solidarité ethnoraciale, la grande sagesse impersonnelle du corps, le sens de la beauté conforme aux types. Qu'il s'agisse de réalités méconnues du régime national-socialiste ou de l'anti-intellectualisme fasciste, de l'ordre en tant que « nom social de la beauté » chez Abel Bonnard ou de Giorgio Locchi insistant sur le caractère nécessairement « mythique » du discours surhumaniste, de l'intimité possible de la chair avec les idées selon Mishima ou de la nature « biocentrique » de la vision taoïste du monde, etc. - tout ici renvoie à une esthétique incarnée, radicalement étrangère à la postérité d'Abraham, aux serviteurs de la Loi, de la Croix et du Livre, aux « Trois Imposteurs » (Moïse, Jésus, Mahomet).

Apparemment inactuel, ce livre explore donc avec rigueur le « versant ensoleillé » d'une Cause diffamée, enracinant ainsi les convictions dans la dynamique même des lois de la vie.

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