A peine plus vide

Espace expérimental
à peine plus vide
dans l'espace des soustractions je me réfère à moi-même à l'avance -
pêcheur d'une mer sèche ;
je creuse à nouveau l'eau propre
Entremêlant interrogations incertaines, intuitions intermittentes, aperçus momentanés, Andréas Georgallides aborde ici avec grande finesse le caractère provisoire du monde matériel et l'instabilité de toute identité individuelle. Une blancheur silencieuse suggère, toutefois, la lueur d'une philosophie fragile, d'une spiritualité ténue. Voici aussi, présence récurrente et ironiquement nostalgique, un jeune homme studieux, en dialogue avec Brentano et Husserl, qui sillonne la Rive gauche et salue un penseur imposant, élevé sur un piédestal. Une soif de vérité persiste jusqu'au temps présent et il en résulte une suite d'inscriptions lapidaires, tels des vestiges d'une époque révolue, qui fixe déjà une certaine attitude, en attendant le déchiffrement que proposeront les philologues futurs.