Jean-Jacques Rousseau et la Savoie

Jean-Jacques Rousseau est une figure lumineuse qui a éclairé la Savoie ; de même, la Savoie a été le cadre enchanteur de son bonheur et de sa jeunesse. Un lien très fort existe entre les habitants de cette région - « c'est le meilleur et le plus sociable peuple que je connaisse » - et cet écrivain si attachant.
Pour les trois cent ans de sa naissance, sa mémoire est célébrée partout et de nombreux auteurs lui rendent hommage ; mais trois aspects originaux sont ici abordés. Découvrez la manière dont Rousseau a perçu la Savoie, comment ce pays naturel et accueillant a représenté pour lui le paradis ; puis, prenez le bâton du pèlerin pour marcher à la suite de Jean-Jacques et découvrir les chemins secrets qui l'ont enchanté ; enfin, revivez à travers les siècles le grand souffle des commémorations et les passions qu'elles ont déchaînées !
Vous sentirez alors à quel point Jean-Jacques est vraiment un Savoyard, un Savoyard sensible et passionné, qui nous ressemble comme un frère !
« C'est la Savoie qui a fait Rousseau ».
Michelet
Entre Jean-Jacques Rousseau et la Savoie existe un lien étroit, qui perdure depuis le XVIII<sup>e</sup> jusqu'à nos jours. C'est ici que l'orphelin vagabond trouve un asile, auprès de Madame de Warens, et qu'il vécut toute sa jeunesse, de seize à trente ans. Dans son Épître à Parisot, Rousseau la remercie pour tous ses bienfaits :
Avant que sa bonté du sein de la misère
Aux plus tristes besoins eut daigné me soustraire,
J'étais un vil enfant du sort abandonné
Peut-être dans la fange à périr destiné.
Jean-Jacques connut la douceur de vivre en Savoie, dans ce monde à part, et l'époque privilégiée de son adolescence fut « ce temps du bonheur et de l'innocence ».
Il a reçu de ce long séjour une heureuse influence, il a attaché toutes ses affections à ce petit coin de terre. La Savoie a été une Mère pour « Petit », un refuge bienfaisant, qui lui a permis de s'épanouir en toute liberté.