La Réforme à Aumessas (Gard), depuis son origine jusqu'à l'an 1802

L'auteur de ces quelques lignes, en évoquant les violences
déplorables de ces temps troublés, violences que
tous les bons esprits sont unanimes à blâmer, n'a nullement
l'intention de faire revivre des sentiments d'hostilité
ou de haine qui, heureusement, ne sont plus de notre
temps et n'ont plus de raison d'être dans un siècle de
liberté complète et d'égalité devant la loi. Il pense simplement
que le souvenir de certains faits de cette
époque vaut la peine d'être conservé et il serait heureux
si la comparaison entre les moeurs de ces jours sinistres
et nos moeurs actuelles, entre la foi de nos pères et notre
foi, moins vive peut-être, mais plus éclairée, nous inspirait
à tous, malgré la différence de nos cultes, plus de
vraie fraternité, et nous portait à considérer enfin la religion
comme un lien de paix, tandis que trop souvent,
hélas ! même de nos jours, elle est un motif de discorde
et de haine, et devient alors, par ce fâcheux exemple,
une excuse ou tout au moins un prétexte à l'incrédulité :
on juge l'arbre d'après le fruit.