Maximes et autres pensées remarquables des moralistes français

«L'époque n'est plus aux moralistes et leurs sentences
sonnent aujourd'hui comme un accord de clavecin. On
leur préfère en général les philosophes du bonheur,
les maîtres penseurs médiatiques ou les psys, syllabe floue
qui désigne la vaste corporation du moi. C'est pleinement
conscient de cette réalité que François Dufay entreprit au
début de sa carrière la rédaction d'un recueil de maximes
dont la portée est loin d'être minime pour qui est attiré par
l'ivresse des profondeurs. En fin connaisseur de la littérature
française, il ne cherchait pas à transformer ses auteurs favoris
en philosophes pratiques. Son but était, je crois, de réhabiliter
la morale en tant qu'art de vivre, en tant que sagesse
appropriable, libre et déliée, soit l'inverse du prêt à penser
idéologique ou religieux. Les "mathématiques du coeur".»
Chr. M.