Courir le monde

Qu'est-ce qui faisait courir Mensen Ernst, le plus grand marathonien
du XIX<sup>e</sup> siècle, aujourd'hui oublié ? Dans ce roman biographique aux
allures de conte, Marc Buhl s'attache à faire revivre ce coureur hors
du commun, globe-trotter et militant. Il dresse aussi le portrait
sensible d'un homme blessé, mû par une quête d'absolu.
Né dans un petit village norvégien en 1795, Mensen Ernst grandit
privé de son père, un marin français qu'il n'a pas connu, et bientôt
de sa mère. Avant de disparaître, ce père trop épris de liberté a
sillonné l'Égypte, attiré par la légendaire source du Nil, où se
trouverait le Paradis. L'orphelin retrouve dans un coffre lui ayant
appartenu une carte d'Égypte et des instruments d'orientation. Sur
les traces de son père, Mensen, qui ne tient pas en place, s'engage
dans la Marine. La rapidité, son atout maître, lui permet ensuite de
devenir messager à Londres, puis de participer à des courses à
spectacle, et de distribuer des tracts politiques à travers toute
l'Europe. Mais toujours, son regard reste rivé vers l'Égypte...