Le procès est-il encore la chose des parties ? : actes des 5es Rencontres de procédure civile, Cour de cassation, 5 décembre 2014

Le procès est-il encore la chose des parties ? : actes des 5es Rencontres de procédure civile, Cour de cassation, 5 décembre 2014

Le procès est-il encore la chose des parties ? : actes des 5es Rencontres de procédure civile, Cour de cassation, 5 décembre 2014
Éditeur: IRJS Editions
2015161 pagesISBN 9782919211487
Format: BrochéLangue : Français

Cet ouvrage contient les actes des 5° rencontres de procédure civile organisées en

la Grand'Chambre de la Cour de cassation, le 5 décembre 2014, par la deuxième

chambre civile de la Cour de cassation et le département de Recherche sur la Justice

et le Procès de l'Institut Juridique de la Sorbonne (École de droit de la Sorbonne,

Paris 1).

Le procès est-il toujours la chose des parties ? Cette idée de propriété du procès par

les parties remonterait, selon le processualiste autrichien Franz Klein, à la procédure

romano-canonique. Le juge étant un clerc qui n'était pas supérieur aux parties

- elles-mêmes des clercs - il est apparu que les termes du procès ne pouvaient pas

être à la disposition du juge. L'expression a cependant évolué en pratique.

Il s'agit, dans la première partie, de s'interroger sur le sens de cette formule au regard

de la jurisprudence récente et d'un point de vue théorique. Dans la seconde

partie, il s'agira de se placer d'un point de vue pratique et stratégique. Est-ce que les

parties ont des marges de manoeuvre dans le procès, des choix à faire ? Est-ce que

les juges ont eux aussi des stratégies ?

Il semble bien qu'il y a ait une évolution : une certaine rigidité se fait jour dans les

textes et les pratiques. L'année dernière nous avions dégagé (v. Actes des 4<sup>èmes</sup> rencontres

de procédure civile) l'existence potentielle d'une procédure qui n'est plus ni

écrite ni orale, mais qui emprunterait aux deux. Il s'agirait d'une procédure numérique

dans laquelle ce qui prime n'est plus ni l'oral, ni l'écrit mais le point le pixel,

la décomposition du procès en élément délimité, précis, analytique, conduisant à

la rigueur du délai, la structuration des écritures et une meilleure délimitation des

points litigieux. La possession du procès par les parties ne proviendrait pas dès lors

seulement de la pression managériale pesant sur les juges, mais d'un véritable changement

de procédure en cours.

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