
Influencés par le sadisme de certains films,
de jeunes barbares torturent et violent
la femme d'un comédien. Fou de douleur,
Thomas décide de venger sa compagne
en choisissant pour cible ceux qu'il juge responsables
de son désastre : les pontes d'un système audiovisuel
banalisant toutes les formes de violence
au nom de l'Audimat.
Thomas va donc s'employer à massacrer producteur,
réalisateur ou star de l'image, en reproduisant les meurtres
tels qu'il les voit à l'écran. Ce serial killer déclenche
la panique dans le petit monde de l'audiovisuel :
cupide et lâche, ce monde-là s'épouvante des crimes
abominables du monstre, sans voir que la monstruosité
de Thomas n'est qu'un miroir de la leur.
Et ceux qui paniquent d'être les prochains sur la liste,
sont les mêmes qui nourrissent les peurs par le biais
des écrans. Thomas finit par confondre virtuel et réel,
restant dans sa folie moins fautif que ses victimes :
lui plonge sans passion les mains dans leur sang ;
alors qu'eux, vrais prédateurs, profitent du sang
qu'ils répandent pour conforter leur pouvoir.