Délocalisations : ce n'est pas une fatalité ! : actes du colloque du 21 mai 2005

Un premier mouvement de délocalisations a été observé de
1965 à 1980 pour des activités nécessitant peu de savoir-faire et
d'investissements (par exemple, une usine d'assemblage en
Malaisie ou au Maroc).
Une deuxième vague de délocalisations , dite de proximité, est
intervenue à la fin des années 80, les pays industrialisés installant
des usines dans des pays émergents proches de leurs bases : en
Asie orientale pour le Japon, au Mexique pour les Etats-Unis et
dans les PECO (Pays d'Europe Centrale et Orientale) pour
l'Europe de l'Ouest.
Une troisième vague , enfin, depuis l'an 2000, concerne non seulement
les activités manufacturières à faible valeur ajoutée, mais
aussi le champ des activités à plus haute technologie. Elle atteint
ainsi la globalité des économies des pays développés. Pour la
France, c'est le coeur même de notre économie qui est touché, à
savoir notre industrie dont les sites se délocalisent, de plus en
plus nombreux, à l'autre bout du monde...
Face à ce drame national, le mouvement de Jean-Marie Le Pen
a souhaité ouvrir un large débat regroupant des professionnels,
des cadres du FN et des personnalités extérieures.
A l'initiative du Conseil Scientifique du FN, présidé par Hugues
Petit , un Colloque s'est tenu à Paris, le 21 mai 2005, en pleine
campagne pour le "Non" à la Constitution européenne, sur le
thème : "La France face aux délocalisations".
Les débats, animés par Thibaut de La Tocnaye, ont permis
de mieux décrire le phénomène, d'en déterminer les causes
essentielles et d'apporter plusieurs solutions concrètes au problème.